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La Grosse Bertha sur vos écrans

QUI EST BERTHA?

Bertha Bellehumeur est une grande artiste du music-hall qui vit le jour à Berthierville au début du 20e siècle. logo.pngOn ignore encore la date exacte de sa naissance, mais les archéologues travaillent ardemment, jour et nuit, pour la trouver.

Encore nourrisson, un charpentier de St-Ignace-de-Loyola retrouve Bertha, abandonnée dans la chapelle des Cuthbert. Ce dernier la pose derrière sa calèche et repart vers son village. Une fois chez lui, à sa grande surprise, il découvre qu’il a laissé tomber le panier d’osier en chemin dans lequel reposait le bébé prodigue.

CastorBertha se retrouve quelque part sur l’Île-aux-Castors où elle est élevée par ces derniers. Ses cris harmonieux accompagnent le travail des rongeurs durant la confection de leurs barrages. Les herbivores lui construisent alors une scène en écorce de bouleau sur laquelle elle entame des tours de chant pour la faune des îles.

À l’âge de 4 ans, jouant aux équilibristes sur un billot de bois, la jeune enfant perd pied, tombe dans les eaux froides du fleuve et dérive jusqu’à la hauteur du parc Ste-Geneviève où elle mord in extremis à l’hameçon d’un pêcheur du dimanche, un dénommé Bicéphal Bellehumeur. Celui-ci la ramène à la maison auprès de son épouse Bécacine. Ne retrouvant aucun proche du poupon, le couple décide de l’adopter. Un baume sur l’incapacité du couple à concevoir un enfant depuis l’incident fâcheux de Bicéphal, s’étant accidentellement tranché son propre appât…

La fillette se fait baptiser à l’église Ste-Geneviève et reçoit le nom de Bertha.
Elle se marie à un maître de poste de Berthier, Rosario Cournoyer, avec qui elle vit au 510 de Frontenac à même le bureau de poste.

Rapidement, les ambitions artistiques de Bertha sont freinées par son mari qui désire la voir davantage au soutien du centre de tri des lettres. Pour calmer sa peine, elle sombre dans l’enfer de la bonne crème glacée qui devient son péché mignon.
Le feu sacré de Bertha finit par l’emporter et elle s’en alla en douce lors d’une belle nuit étoilée. Étrangement, le lendemain, aucune trace de Rosario ne fut retrouvée. Le mystère est encore aujourd’hui non résolu…

Marchant le long du Chemin du Roy, Bertha s’est fait accoster par rien de moins qu’un navire des forces armées canadiennes en route vers l’Europe. Elle monte à bord et enchante tout l’équipage et surtout l’amiral qui, une fois au front, l’envoie en mission sur le territoire ennemi pour tenter une diversion chez les Allemands.

Ces derniers sont conquis par la diva et en redemandent. Elle entreprend alors une tournée aux quatre coins de l’Europe de l’Est qui la consacrera. Les soldats allemands sont si séduits par la grande dame, la trouvent tellement « canon » qu’ils la surnommeront, tout comme leur propre canon, « Grosse Bertha ».

Pendant que les troupes ennemies sont hypnotisées devant le gigantesque talent de la Grosse Bertha en mission secrète, les Alliés débarquent en Normandie et gagnent la guerre.
Le conflit terminé, Bertha part divertir d’autres publics partout dans le monde : Mexique, Panama, Argentine, Paris, Amos, Singapour, Moscou et Tokyo. La Grosse Bertha a un succès retentissant et se hisse facilement au rang des vedettes internationales, enchaînant les #1 au palmarès. On n’a qu’à se rappeler les grands succès latino tels que Tacos Tacos par ci, Tacos Tacos par là, Besame Macho et Grésil. Pendant ce temps, une autre grande vedette de chez nous, Lady Alys Robi, lui rendra hommage en produisant ses propres versions.

Avec au-delà de 70 ans de carrière, de tournée d’adieu en tournée d’adieu, Lady Grosse Bertha n’arrive pas à boucler la boucle. Il y a un chapitre encore non complété dans le livre de sa trépidante vie : celui sur sa ville natale, Berthierville. Cette lourde frustration de n’avoir jamais pu s’épanouir artistiquement dans son propre patelin qu’elle porte en elle la pousse à réaliser enfin son rêve…
Elle mandate de lointains neveux, François Maranda et Franck Dupuis, de leur aménager un cabaret en son honneur à l’endroit même où elle avait quitté : l’ancien bureau de poste.

Toujours en spectacle quelque part entre Dubaï et Ouagadougou, elle prépare lentement mais sûrement son grand retour au bercail où elle viendra une vraie dernière fois finir triomphalement une carrière hors du commun dans son propre cabaret, celui de La Grosse Bertha.

J’aimerais mourir sur ma scène, cidre de pomme à la main… et crème molle trempée dans le chocolat belge de l’autre. — Bertha